Images et Réseaux était présent au MWC 2011 à Barcelone. Que dire d’intéressant, alors que les médias économiques et informatiques ou télécom ont déjà bien couvert l’évènement:
http://www.usinenouvelle.com/technos-et-innovations/
http://www.businessmobile.fr/special/mobile-world-congress/
http://www.reseaux-telecoms.net/
http://www.lexpansion.com/high-tech/
Comme indiqué sur notre fil twitter (http://twitter.com/imagesreseaux), les 3 mots clef de cette édition 2011 ont été pour nous:
- les tablettes
- la 3D, sur les tablettes et les smartphones
- la technologie NFC
Alors nous n’allons pas détailler les annonces de tablettes et smartphones, largement exposées dans les médias cités plus haut mais aborder d’autres thèmes.
Le LTE/4G nous a paru moins sur le devant de la scène par rapport à l’édition 2010. Deux raisons à cela: premièrement, les principaux équipementiers télécom (Ericsson, NSN, Huawei, NEC, Alcatel-Lucent, ZTE ….) ont tous des solutions LTE et, même si le LTE/4G est bien au coeur de leurs stratégies, ce n’est donc plus un différentiateur. Deuxièmement, la salon MWC lui même qui était un salon très télécom au sens infrastructure, est de plus en plus orienté terminaux (d’où les annonces de tablettes et de smartphones): certains acteurs (Alcatel-Lucent, Ericsson, …) ont quitté le hall équipementier pour des halls spécifiques, laissant la part belle aux LG, Samsung, mais aussi … Android. A noter que RIM / Blackberry, lui, avait choisi de se rapprocher des développeurs en étant présent à l’App Planet.
Le LTE/4G reste par contre le coeur de cible des acteurs de l’analyse et de la mesure de performance dans les réseaux (Tekelec, Tektronix, Rohde et Schwarz … et bien sûr Astellia): si les réseaux commerciaux restent peu nombreux (TeliaSonera en Scandinavie, Verizon aux US, NTT Docomo au Japon), les réseaux expérimentaux, eux, se mutliplient et les opérateurs mettent au point leurs futures architectures. Pour cela, il faut pouvoir mesurer la QoS/QoE, identifier les nouveaux goulots d’étranglement de cette architecture IP « plate ».
A souligner la présence d’ATT et de Verizon Wireless au MWC: les 2 opérateurs US avaient fait le déplacement en Europe, ce qui est assez rare pour être souligné. Verizon Wireless, premier gros déploiement LTE/4G dans le monde, affichait toute la richesse de son écosystème avec des partenaires tels que NSN, Ericsson, Alcatel-Lucent, Samsung, LG ….. Les smartphones marqués Verizon sont annoncés pour fin du premier semestre. Une tablette prototype de chez Acer était aussi démontrée, sans date de commercialisation pour le moment. Verizon Wireless met en avant évidemment le débit mais aussi la faible latence. Celle-ci était d’ailleurs démontrée par une application de jeux temps réel en réseau avec Alcatel-Lucent (3 joueurs connectés en LTE, un sur le stand Verizon, un sur le stand Alcatel-Lucent, un véhicule aux Etats-Unis – voir http://www.alcatel-lucent.com/).
A noter une timide réapparition de IMS (IP Multimedia Subsystem) et des solutions RCS (Rich Communication Suite): il y a quelques mois encore, le débat faisait rage pour savoir quelles solutions seraient adoptées pour les appels voix sur les réseaux LTE. Aujourd’hui, une importante majorité des opérateurs impliqués dans les expérimentations s’accorde sur le scénario de déploiement suivant: ouverture du réseau en Internet mobile, puis avec l’apparition des premiers smartphones, gestion du fallback (les appels voix seront gérés par le réseau GSM, les data par le LTE/4G) et après un an environ, gestion des appels voix sur LTE (VoLTE – Voice over LTE). Cela va de pair avec l’intégration des piles SIP et fonctionnalités RCS (annuaire, messagerie instantanée, appels video ….) dans les portables et leurs operating system. Verizon et son écosystème (LG notamment) communiquaient sur ces architectures. Par contre, la démonstration de vidéo-conférence sur LTE faite par Alcatel-Lucent et Verizon était une solution non-IMS (société vidyo, solution au dessus d’IP, programme NG connect). Quand il s’agit de démontrer un service opérationnel, IMS a encore du mal et les multiples solutions (Skype, MSN, GoogleTalk, …) sont déjà dans la place.
Picochip, en partenariat avec Cavium Networks, montrait non pas encore un produit mais une référence design de femtocell LTE: le marché des femtocells est un marché intéressant et possiblement plein d’avenir. Ces fonctionnalités sont embarquées dans la plupart des box de nouvelle génération (activable sur la Freebox Revolution, module supplémentaire de la Sfrbox Evolution, …) et pourraient être une solution à l’engorgement des réseaux mobiles (un femtocell est une cellule de la taille d’une habitation, elle fournit donc une couverture 2G/3G et bientôt donc 4G à cette échelle en renvoyant le trafic sur le réseau fixe via la box – ADSL ou fibre). Un plugtest femtocell sera organisé par l’ETSI du 23 au 30 avril 2011 à Lannion (http://www.etsi.org/). A l’occasion d’ateliers palinifiés par UbiFrance, Images et Réseaux a pu échanger sur ces sujets avec le CTTC (Centre Technologique en Télécommunication de Catalogne, http://www.cttc.es/), partenaire sur plusieurs projets européens (FP7, …) et entrevoir des collaborations futures autour du LTE.
Une remarque et une déception: le domaine « e-health » ou télémédecine aurait pu être un mot clé de l’édition 2011: le mot était affiché sur plusieurs stands, côté opérateur, équipementier mais aussi à l’App Planet. Au final, peu de fonctionnalités marquantes: les produits ou services annoncés se limitent à la remontée d’information (tension, pulsations ….). Cela sera peut-être pour la prochaine édition.
Au niveau des membres d’Images et Réseaux, nous avons déjà souligné la présence d’Astellia. Siradel était aussi présent dans l’espace UbiFrance. Envivio était également présent ainsi que nos grands groupes: Orange, Alcatel-Lucent, Devoteam (via le produit VoxPilot), ST-Ericsson, …. Une mention spéciale à Alcatel-Lucent qui démontrait sur son stand une solution système de visualisation de vidéo mutli-support (décodeur, ipad, iphone), solution développée en partie à Rennes.
Enfin, une évolution du salon et de son accès: l’accès au salon lui-même est de plus en plus contrôlé, exit donc les étudiants ….. sans que cela diminue l’affluence globale. Deuxième tendance qui se développe au sein même des exposants, l’accès à certains stands (Ericsson, Huawei, ….) ne peut se faire que sur invitation.
